Une capitale chargée d’histoire

Le voiturier est impitoyable, il nous réveille a 4h du matin afin que nous soyons prêts à prendre l’incontournable petit déjeuner à la vache qui rit, bien que notre train n’arrive en gare Ramsès qu’à 7h!

On trouve un hôtel défraîchi, dans un immeuble bourgeois du siècle dernier, l’hôtel Berlin dont le personnel est extraordinairement prévenant et serviable. 
 
Le Musée du Caire est un peu comme le reste de l’Egypte, extrêmement riche en oeuvres, vétuste et sale, sans aucune explication, plan ou toute autre élément didactique rendant la visite un rien intéressante. De surcroit c’est surpeuplé de groupes de touristes bronzés venant de la Mer Rouge encore plein de sable et en maillot de bain, hurlant et tripotant toutes les statues qui leur tombent sous la main, leur guide débitant à voix haute un texte banal et descriptif.
On y passe deux heures, surtout interpellés par les statues en bois de notables, les petites maquettes de maison et de scènes de vie quotidienne que le défunt emportait dans son voyage, et bien entendu l’incroyable trésor de Toutankhamon.
Après une sieste bien méritée, on arpente les ruelles étonnantes du Caire islamique, rebaptisé Caire fatimide (dynastie de la branche religieuse chiite issue des ismaéliens) pour ne pas effrayer les touristes! C’est une zone inattendue et magnifique ou madrassas, mosquées, souks, caravansérails s’entremêlent. On retrouve des minarets et des maisons ottomanes, des balcons en bois avec moucharabieh en encorbellement sur les ruelles étroites, une ambiance agréable et dynamique de commerce fleurissant. C’est un vrai bonheur. Malheureusement, on est vendredi et les khans sont fermés. Les caravansérails ont encore de belles portes mais leurs cours intérieures ont totalement disparu. On se perd des heures jusqu’à l’enceinte de la ville et un gardien nous permet de monter au minaret de la mosquée Al-Hakir d’où on embrasse les toits du Caire
 
Le retour dans les embouteillages de cette ville connue comme étant la plus polluée au monde est plutôt pénible, mais ce premier contact avec la métropole nous a bien plu. En plus, comparé au sud, il fait plutôt bon (juste un peu plus de 35°C)!

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