Le train entre en gare, ponctuel. Quelle déception nous avions misé sur une paire d’heures de retard pour prolonger notre nuit. Il est 5h25, il fait nuit et froid, le sommeil nous somme de rejoindre Morphée. 

Après avoir déposé nos bagages à la consigne de la gare de New Delhi, nous filons petit déjeuner à la Baker Brown Bakery, petite sœur de celle de Bénarès et qui offre un succulent buffet copieux. 

Delhi est encore plus crasseuse que les villes précédentes. Les indigents dorment sur les tas d’immondices, les rues sont noires, le ciel gris métallique. La pollution pique les yeux, attaque les bronches, agresse la gorge, les enfants toussent tant qu’il leur faut cesser de courir. Tout nous semble laid. Overdose de saleté, de bruit, de puanteur, de misère. 

Nous tuons le temps entre le fort Rouge, une fête foraine, le bazar et les cafés, sans grande conviction. 

Hâte de nous envoler vers le Japon. Notre premier vol depuis 5 mois. Cette date fixe engendre un petit stress, une pression que nous n’avions pas ressentie jusque-là, comme si nous rentrions à la maison à la fin des vacances. 

Emprunter l’express pour l’aéroport est notre premier pas vers le nouveau monde, l’autre monde, celui que nous côtoyons d’habitude. Nous avons hâte.

Boeing tout neuf, écrans personnels, films à volonté, dommage que ce soit un vol de nuit si court. Seules 7h nous séparent de la capitale nippone.

Une réponse

  1. Excellente cette balade indienne! Ça m’a rappelé plein de souvenirs et vos récits précis + vos belles photos ont fait le reste.
    Je galère avec les 4 semaines de retard prises en août mais je ne désespère pas de terminer l’année à jour!!!
    C’est toujours très agréable de vous lire et de vous voir, grosses bises à tous les 4 !!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.