La route tortueuse de la frontière

Norbou et Sonam nous laissent à la frontière, drone en poche. Dernière inspection du permis, des passeports, des bagages. Les chinois sont efficaces installés dans leur immense poste de douane dernier cri à peine sorti du sol. Au milieu du pont, la frontière. Une fois passé la dernière barrière chinoise, nous sommes autorisés à prendre une photo. 

Le contraste nous submerge dès le passage du pont. Une guérite en tôle, trois agents fouillant les bagages à la main, un par un, de façon aléatoire. Certains sacs sautent facilement le contrôle. Pendant ce temps, on tamponne les passeports dans un bureau délabré sans que nos visas ne soient nécessaires. Soudain, la guide tchèque hurle. Le douanier vient de lui voler 300$ dans son sac. A force de cris, celui-ci finit par les lui rendre sans plus d’explications. Notre jeep arrive finalement. Le chauffeur nous arrête devant une cahute, celle des visas. 15 minutes plus tard, nous repartons visas en main, sur la route totalement défoncée qui mène a Katmandou. Personne ne nous demandera jamais notre visa, aucun contrôle des papiers malgré les très nombreux check-points qui ponctuent la route. Seul le chauffeur présente son permis. Les panneaux claironnent à qui veut bien le croire que les militaires sont là pour défendre les espèces en voie de disparition. 

La route est chaotique, totalement défoncée par les glissements de terrains, vertigineuse. Elle s’accroche tant bien que mal aux montagnes qui tombent à pic dans les gorges à 2000m en contrebas. Les hauts plateaux ont fait place à une vallée presque tropicale, foisonnante, humide, densément peuplée. Les toitures en pente remplacent les toitures plates. L’anarchie a pris le dessus. Les couleurs jaillissent de partout: vêtements, logements, fruits. Les ponts au singe franchissent le cours du Trishuli. La vallée de Langtang impressionne. Ses rizières en terrasses semblent épinglées sur les pentes escarpées. 

Aujourd’hui, c’est la fête des frères et sœur, Bhai Taka. Les maisons sont ornées de guirlandes d’œillets d’Inde, les mandalas de sable sont dessinés devant chaque pas de porte, les frères et sœurs portent leurs habits de fête. Tout est fermé. Notre avantage est que le trafic est quasiment inexistant en cette journée de vacances. Il ne nous faut que 6h30 pour parcourir 160km au lieu des 10h annoncées!

Parvenus enfin à l’hôtel en milieu d’après-midi, notre chambre a été louée à d’autre plus chanceux. Tant pis on fera encore du camping en dortoir cette nuit. C’est le dernier jour du festival. Malgré notre fatigue, nous partons rejoindre le centre de Katmandou. Grand choc. Chaleur, foule, sari, touristes, temples mêlés aux rues, aux marchés, lumières, pétards, feux d’artifices. Maël, épuisé, sursaute à chaque chien qui aboie. Nous trouvons refuge sur un roof top en plein cœur de la ville. Tout le monde parle anglais, on mange bien, il fait bon siroter une bonne bière en hauteur. Ça fait du bien d’être au Népal. 

Terrasse du Shangrila Boutique Hôtel
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