La danse endiablée de Nico et Maël a fait le tour de Wechat! La femme de Tenzin, qui habite à 400km d’ici, lui a transmis une vidéo prise dans le parc hier. La serveuse du Dunya, un sourie complice aux lèvres, félicite les danseurs pour leur performance. Impossible d’échapper aux réseaux sociaux!

Lhassa n’échappe pas à la frénésie constructive. De longs alignements de grues, des blocs d’immeubles tous identiques, un Nouveau Centre de congrès, la ville s’étend le long du fleuve. Sur la route du Dark Yerpa, de grands drapeaux, les lungtas, « chevaux au vent » s’ébattent, recouvrant la colline des cinq couleurs sacrées.  Les mantras imprimés s’élèvent au ciel en d’interminables prières adressées aux différents bouddhas. L’encens fume. De petites échelles blanches, peintes sur les rochers, aident les esprits à atteindre le sommet. 

Accroché à 4500m d’altitude, les grottes de méditation de célèbres lamas, dégagent une atmosphère particulière. La suie des bougies au beurre de yacks noircissent les parois, la fumée de l’encens perturbe notre respiration. L’ascension à une telle altitude est exténuante. Nous gravissons les marches lentement, très lentement. Zélie a les yeux humides, mal au crâne, le teint blafard. Tenzin la porte.

Assise à côté des moines, elle se requinque en buvant un bol d’eau chaude. Les vieux moines offrent aux enfants une écharpe blanche, celle du bouddha de la sagesse, en signe de bonne fortune. C’est un grand honneur. Maël est ému. Un peu plus haut, un autre moine les gratifie d’une écharpe orange, celle du bouddha de la compassion. Tenzin insiste sur la chance unique qu’ont les enfants, un tel honneur dans un temple si important est extrêmement rare. Les couleurs rouges, oranges et blanches du monastère s’accordent avec les teintes automnales qui ont recouvert la vallée. 

Nous nous arrêtons dans le petit village au pied du temple. Les moissons sont achevées, le grain sèche sur les toits.  Les femmes séparent les graines de céréales du fourrage en les tamisant au vent. 

Des motifs végétaux ornent les murs des maisons de pierre. Au-dessus de la porte, un crâne de yack souhaite la bienvenue aux visiteurs. Dans la cours, la cuisine d’été, dans la pièce principale, des banquettes servant de lit, un poêle et des couvertures. Tout est peint de motifs floraux colorés. Les familles, surprises en pleine pause déjeuner, nous offrent des pommes de terre. 

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