Du nord au sud

Il nous faut déjà quitter Alep… On profite d’une dernière matinée à flâner dans les ruelles, notamment au nord de la citadelle et dans le quartier chrétien. C’est un dédale de ruelles étroites, dont les hauts murs de pierre cachent les cours intérieures fleurie, aux balcons de bois en encorbellement de type stanbouliotte. La vieille ville acceuille toutes sortes d’artisants, le quartier des bijoutiers, les orfèvres qui martèlent de grands plateaux d’étain, les menuisiers…

Au détour d’une rue, on s’installe une fois de plus pour se restaurer, et oui, et on choisit d’appétissantes pâtisseries orientales que le vendeur nous arrose de miel et saupoudre de sucre glace avant de nous proposer de les dévorer sur deux petits tabourets de l’arrière boutique.
Cette ville dégage une ambiance tranquille et plaisante. Un vendeur de papeterie nous offre un stylo, comme ça, en passant, juste parce qu’on était la. Trop charmants ces syriens. Ils font du gringue a Niko et le trouve very beautiful…

Les douze coups de midi sonnent et notre bus climatisé démarrent en direction de Damas. En route pour 350km et 4h30 avec une pause chawarma sur une charmante aire d’autoroute.

Arrivés à Damas, notre mission n’est pas simple: aller de la gare routière au Musée National rendre le guide bleu emprunté à Talal puis repartir illico pour l’autre gare routière et s’engouffrer dans un bus pour Bosra… On se pointe devant le Musée. Mardi. Fermé. Pas de chance, le timing était pourtant bon. On trouve un office du tourisme à cote. L’employer téléphone à Talal qui rapplique dans les 5 minutes. On se retrouve chaleureusement. On papote 10 minutes et on file ensuite prendre le bus pour Daraa, suivant les conseils avisés de nos amis qui nous déconseille la nuitée a Bosra, l’hôtel Cham 5 étoiles n’acceptant pas les touristes en short.

On arrive à Daraa, ville ne figurant pas sur nos guides, à 20h, de nuit. Ne sachant trop ou aller, on s’adresse à notre voisin qui s’offre aussitôt de nous accompagner en taxi à l’unique hôtel de la ville, et une fois de plus paye la course, ne dérogeant pas a l’hospitalité syrienne. L’hôtel est clinquant, blanc, chic et de mauvais gout. On est accueilli par un portier qui nous fait monter les 3 etages dans un bel ascenseur vitré.

30 euros la nuit. Glups.

On regarde nos chaussures crades, on sourit aux riches hommes d’affaires et à leurs femmes dont on n’aperçoit que les yeux, et on décide qu’il est temps de mettre un terme à notre puanteur. On prend la chambre.

Satellite, AC, salle de bain, rideaux victoriens, moulures au plafond… Le bonheur. La faim nous tiraillant quelque peu, voila deux jours que nous ne mangeons que chawarma et patisseries, on se pomponne et on sort en ville…. On dégotte un resto à l’étage et on commande un orgie de plats dont on ne vient pas à bout. Repus, on s’effondre dans nos matelas douillets.

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