La route est longue, très longue, trop longue. Cabossée, surchargée, saturée de camions, il nous faudra 5h pour atteindre le lac Namtso en fin d’après-midi. De grandes bannières annoncent le col La Ghen La, à 5190m, un record pour nous. Maël lance quelques boules de neige, joyeux de pouvoir la toucher. Le ciel est chargé, les montagnes culminant à 7000m cachées sous l’épais brouillard. Il fait froid autour du lac à 4730m, le vent souffle fort. Quelques yacks blancs attendent les rares touristes, déguisés pour l’occasion de rubans colorés.

Nous empruntons la khora qui fait le tour de la presqu’île sacrée.  Bulldozer, pelleteuses,  bennes, ratissent le sol, terrassent, anéantissent le chemin des pèlerins.  Que cachent cette route et ces immeubles en construction? Attristés par le sort réservé aux lieux sains tibétains, assommés par le bruit des machines, nous faisons demi tour.  Une fois acclimatés à l’altitude, l’ascension de la colline de la presqu’île ne nous semble pas si coriace.

La neige se met à tomber. La première de l’année. Alors, malgré les longues heures de voiture, les nuages nous empêchant de profiter du paysage, le site ravagé par les travaux, nous chantons tous en cœur pour profiter de cette délicate poudre blanche. Nous avons franchit les 4830m, plus haut que le Mont Blanc! Les enfants ont très bien supporté l’altitude, Maël est un peu euphorique, tout va bien.

Nous nous endormons dans la petite bourgade de Damxung à 4300m d’altitude.

Col La Ghen La à 5190m
Bourrasques de vent et petite tempête de neige

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