PingYao la ville musée

Alors que nous sommes encore nichés dans nos lits douillets, le petit chaton miaule dans la cour de notre charmante guesthouse, appelant irrésistiblement les enfants à aller le caresser. La maison est à nous, nous sommes les seuls hôtes. 

Des le matin les échoppes cherchent à attirer les clients: vendeurs de galettes, de tapioca aux mille couleurs, de babioles, de fausses antiquités, de figurines, de vinaigre local, de coffrets laqués, de chaussons chinois, de brochettes de mollusques, de nouilles faites maison, de vêtements traditionnels. La concurrence est ardue. 

Le temple des dieux de la Cité et ses toitures polychromes cachent une statuaire angoissante du monde des fantômes où les tortures les plus abjectes sont représentées. La ville regorge de vieilles demeures transformées en musées plus ou moins défraîchis, exposant du mobilier 19eme poussiéreux dans un cadre peu soigné. Les cours, toitures, paravents et cloisonnements ont le charme des vieilles pierres et regorgent de détails. Pingyao, en plus d’être réputée pour sa laque, est reconnue comme ayant fondé le système bancaire. Ses banques dont les sous-sols regorgeaient d’or, sont devenus de curieux lieux où des vendeurs somnolents habillés à la mode d’antan propose l’achat de faux lingots. Toutes ces richesses ont ouvert la voie au développement d’escortes privées dont les quartiers se visitent. Les chinois sont encore plus curieux qu’ailleurs et nous faisons l’objet d’innombrables séances de photos, de questions et de sourires. 

Outre les rues touristiques piétonnes aux demeures superbes, les ruelles alentours laissent entrevoir de nombreuses cours aux parois de briques crues, portes ouvragées et auvents sculptés. De nombreuses toitures s’effondrent et Pingyao semble construire toujours plus de boutiques et de restaurants. 

La toiture évasée du temple de Confucius, portée par un empilement de dougongs – des consoles en encorbellements – impose sa géométrie carrée à une belle cour plantée. Les enfants trouvent des jeux où se défouler parmi les écoliers venus en nombre. Du haut de la tour, le soleil se couche tandis que les drapeaux chinois rougeoient dans l’attente de la commémoration des 70 ans de la proclamation de la république populaire le 1er octobre.

Le soir venu, nous ne pouvons résister à l’appel d’un massage de pieds!

Le chaton de la pension
Temple de Cheng Huang
Rue du sud et sa tour
Riche demeure de banquier
Tu n’as pas la pression Maël…
Agam’s Café
Temple de Confucius

5 réponses

  1. Que c est beau !
    Alors pour l instant… vous me gardez de côté vos plans en Mongolie et dans ce coin de Chine ?
    Bises à vous 4
    Pour nous c est le week-end !
    Valou

    1. Ok c’est noté. On fera un échange, nous on prendra tes plans pour la réunion – une fois qu’on aura renfloué nos caisses bien sur!!!

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