Pirogue sur la rivière Ladhari

La brume tarde à se lever ce matin. Nous en profitons pour faire une matinée studieuse et une récréation sur la balançoire en bambou restée en place après la fête de Daishan, la plus grande fête hindoue au Nepal. 

Le guide, dont nous ne pouvons nous passer dès lors que nous mettons un pied dans le parc naturel, nous mène en jeep à 4km de Sauraha au départ des pirogues. Un groupe de chinois bruyants, vêtus de couleurs criardes, arrive peu après et bombarde les enfants de photos – Ces petits français rouquins font partie des curiosités au même titre que les animaux sauvages. On avait oublié l’obsession photographique chinoise dont les népalais sont plutôt dépourvus. 

La pirogue file silencieusement sur la rivière Ladhari. Les crocodiles, nombreux à cette heure-ci, sont immobiles, gueule ouverte, en quête de leur goûter. Certains nagent, se battent même dans l’eau, seuls leurs yeux dépassent. Leur carrure est très impressionnante. De nombreux oiseaux viennent pêcher près de la rive. On aperçoit des singes, des paons, un daim et même un rhinocéros. Le trajet ne dure que 35 minutes, il faut malheureusement déjà descendre. Nous avons adoré ce calme à l’écoute des bruits de la jungle. 

Nous allons visiter le centre d’élevage et de dressage des éléphants. Les militaires les utilisent afin de patrouiller dans la jungle, préserver les espèces menacées  en prévenant le braconnage. Les pachydermes sont enchaînés ce qui déstabilise les enfants, déçus de ne pouvoir les approcher et les nourrir. Il y a cependant de nombreux bébés plutôt joueurs. 

La campagne est sereine autour de Sauraha, les écoliers rentrent à vélo, les oies et les canard se partagent la chaussée avec les chèvres et les buffles. Les maisons aux toits de chaume sont en bambou recouvert de torchis. 

Nous retournons dîner dans l’agréable jardin de KC’s où les enfants se partagent une margarita/Fish and chips tandis que leurs parents profitent d’une pression locale. 

Pour notre dernière soirée nous nous installons dans la salle du « tharu culture program » en compagnie d’une centaine de chinois et d’indiens toujours aussi bruyants. Les tharus sont une ethnie rajput vivant dans le Terai, autour de Chitwan. Les danses traditionnelles tournent autour du maniement d’un bâton en bambou qui frappe, tourne, bat la mesure. Le spectacle est très rythmé et plait à tout le monde. 

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