Les secrets de la White Lady

Notre café fume encore dans nos tasses lorsqu’un éléphant deserticole lève sa trompe à une centaine de mètres de notre campement pour arracher la branche d’un accacia.

La matinée est fraîche.

Nous ne saurions filer sans caresser les deux suricates apprivoisés de la patronne allemande. Ils se laissent amadouer par de la chantilly et les enfants peuvent alors plonger leurs doigts dans leur petite fourrure rayée. Des dindons profitent du gazon anglais déserté par les touristes en ce début de matinée, pour picorer.

Au guichet désuet situé à l’entrée du site du Brandeberg, une nouvelle entrée au tarif exorbitant nous est demandée. Un jeune guide nous mène à travers un chemin odorant jusqu’à la white lady, à une petite heure de là. Le lit de la rivière est  asséché mais la végétation y est néanmoins plus généreuse qu’ailleurs. L’air est sec et les 34 degrés d’un soleil insistant nous accablent un peu.

La balade est magnifique. Nous croisons quelques marmottes locales, les damans.

Une seule des 5000 peintures rupestres qui peuplent le cratère nous est accessible. Elle représente une scène de chasse ayant eu lieu il y a environ 6000 ans.  La figure centrale, appelée à tord la « white lady » par un abbé français ayant découvert le lieu, incarne en fait un chaman.  Il porte arc et flèche et revêt une teinte blanche sur les jambes, provenant du soulèvement des cendres lors de sa danse rituelle autour d’un feu. Ses visions sont symbolisées par un chasseur à tête de babouin, un springbok aux  jambes humaines. D’autres figures complètent la scène: squelette, femme guerrière, animaux variés.

Ces peintures signalaient les zones de chasse aux peuples nomades qui séjournaient dans la région.

L’huab et sa relative fraîcheur offre une halte propice à notre pique-nique. Le menu ne change guère: œuf, concombre, avocat, cheddar, chips, chocolat et café.

Le paysage volcanique que nous traversons pour rejoindre le massif du Spitzkoppe est somptueux. Quelques autruches courent dans les hautes herbes.

En fin d’après-midi nous atteignons le magnifique campingsite rudimentaire du Spitzkoppe. Ni eau ni électricité. Les quatre douches tiédasses de la réception située à 30 minutes de notre emplacement nous remplissent malgré tout de bonheur; Notre couche de poussière n’était plus supportable.

Le site est spectaculaire. Nous sommes seuls au monde parmi des amas de rochers ronds, de granit rose aux contours rugueux. Un de nos brûleurs de gaz fonctionne à nouveau. Nos pâtes à la sauce tomate cuites en trois fournées ont une saveur de festin!

Soirée « art light design » animée par Nico!

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