Trois jours de Tsam commencent au temple aujourd’hui. Les moines prennent leur petit déjeuner en silence. Les fidèles sont accueillis avec un bol de lait fermenté très acide, totalement Imbuvable pour nous. Les prières et les chants commencent. Les cornes, trompettes et gong s’enhardissent. Silence méditatif. Cela reprend. Le cycle se répète, identique, pendant au moins 90 minutes. Nous quittons les lieux sans avoir vu de cérémonie. La danse des masques aura lieu le dernier jour de Tsam, quant à aujourd’hui, nous ne le serons pas.

Nous faisons nos adieux à ce lieu paisible et à nos hôtes.

Monkh n’a pas une minute de retard. Sa voiture emprunte la route cabossée avec assurance malgré les rivières à traverser et les nids tous de cette piste plus que chaotique.

Darham ne nous inspire rien après ces quatre jours en pleine steppe, nous décidons de rejoindre directement Oulan Bator. Pas de train avant ce soir minuit. Une fois le passeport de Nicolas récupéré, nous sautons dans le bus. Notre chauffeur veille à ce que nous soyons bien installés avant de nous quitter.

196km en 6h30…. les deux plus grosses villes de Mongolie ne sont connectées que par une piste de terre sur laquelle bus, camions, engins, voitures et piétons circulent dans un chaos sans nom, entre poussière, nid de poule, dos d’anes, et detours, à chacun sa route.

Minuit à UB sans pension, avec 10h de pistes exécrables dans les pâtes, sans véritable repas depuis le petit déjeuner… on est exténués. En arrivant à la pension que nous avions sélectionnée, pas de place. Nous remettons nos sacs sur nos dos, frappons aux portes, fermée, pas de place. Nous posons finalement nos corps épuisés dans un dortoir à une heure du matin.

Le premier jour de prières du Tsam
Nos hôtes (notre yourte est au fond a gauche)
Yourte de luxe à l’IF Ger Camp
Le bus Darhan – Oulan Bator qui parcours les pistes de terre… 196 km en 6h30

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.