A 9h30 le soleil est déjà très chaud sur la plage d’Emu bay. Nos peaux blanches craignent la force des rayons. A marée basse, on peut marcher longtemps dans l’eau cristalline sans qu’elle ne dépasse les genoux. L’eau calme serait parfaite avec quelques degrés de plus. Maël et Nicolas construisent un château dans l’eau tandis que la mer se retire peu à peu. Non loin de la jetée, les pélicans se rassemblent sur les rochers. Deux petits koalas dorment accrochés aux branches de l’eucalyptus, il fait trop chaud pour bouger. 

Nous prenons la route vers Seal Bay. Marie Alice nous guide sur la plage où la troisième plus grande colonie de lions de mer se niche. Nous en voyons une cinquantaine se reposer sur le rivage. De temps en temps, les petits partent se rafraîchir et jouer dans l’eau. En hiver, ils escaladent les dunes à la recherche de chaleur. Les deux tiers de la colonie sont en mer à la recherche de nourriture. Ils font le plein pendant trois jours avant de s’affaler pour digérer paisiblement. 223 bébés phoques sont nés cette année mais la population ne cesse de décliner principalement à cause de l’activité humaine, pollution, pêche. Le thermomètre affiche 37 degrés à l’ombre. Tout le monde souffre. Impossible de se promener sur la plage. Nous faisons halte pour le déjeuner dans le seul restaurant ouvert du coin. De nombreux militaires y déjeunent également. 

Les paysages oscillent entre eucalyptus verts, flambées marrons et troncs calcinés. Le feu, initié par la foudre, s’est répandu par les racines, embrasant les cimes, formant parfois des tornades de feu. Vignes, forêts, fermes ont été dévastés. 

La baie de Vionnier dévoile une mer turquoise se brisant sur les rochers noirs. Des plantes grasses violacées rouge marron vertes couvrent la pointe. Les flammes sont parvenues jusqu’à la plage, atteignant une maison sur la baie. La chaleur est trop intense pour se jeter dans l’eau pourtant si attirante. 

Les enfants nous pressent de retrouver leurs copains. Après une longue hésitation, nous rentrons faire les courses pour le dîner plutôt que d’aller explorer de nouvelles plages. Les rares magasins de l’île ferment leurs portes autour de 17h30… tandis que le soleil décline, les voitures s’alignent face à la mer, roulant sur la longue plage de sable blanc d’Emu bay. Les australiens sortent l’apéro et bousillent le paysage. Nous construisons notre crocodile de sable parmi le va et vient des SUV. 

Eva, Cédric, Thibault et Nolan nous rejoignent sur la terrasse pour le dîner. Nous passons une belle soirée en leur compagnie. Ils repartent demain pour l’océan Road puis la Tasmanie. 

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