Une surprise de taille à Olifantsrus

Pas de réveil de lion. Rien à signaler ce matin. La route sera longue.  Nous décollons sous une belle lumière.

Un chat sauvage et son petit croisent notre chemin. Des chacals jouent. Nous guettons les félins. Last chance.

Au point d’eau de Nomab, ils sont là. 2 lions et 2 lionnes. Nous tentons de les suivre.

Ils traversent la piste devant nos yeux épatés. Les lionnes se retournent dans les hautes herbes, imperturbables. Nos cœurs battent la chamade. Au point d’eau suivant, deux grands lions, visiblement rassasiés, profitent du soleil levant, allongés paisiblement. 

Girafes, gnous, élans, oryx….

Quelle dernière matinée inoubliable.

Des travaux sont en cours sur la voirie. La zone ouest du parc semble être sujette à des velléités de développement. Aujourd’hui elle n’accueille presque pas de touristes.

A la sortie du parc, les policiers fouillent nos bagages à la recherche de…. ? Notre drone sans permis se trouve dans la première valise… qui ne sera heureusement pas ouverte. Sueurs froides. Seule une bouteille de lait entamée devra être jetée. Parfois il ne faut pas chercher à comprendre !

180km nous séparent d’Opuwo, la capitale Himba. Étape peu attrayante, nous nous ravitaillons rapidement, assaillis sur le parking par les vendeurs de babioles.

De nombreux villages jouxtent la route bitumée. Les enfants, parfois en uniforme, sortent de l’école. Les femmes himbas ont les cheveux et la peau couverts de terre rouge mêlée à de la graisse. Torses nus, elles arborent leurs parures  traditionnelles. Les herreros sont couvertes d’une coiffe allongée et portent des jupes colorées inspirées des vêtements des colons. Les huttes sont simples, faites de briques de terre crue ou de branchages couverts de torchis. De petites buvettes aux couleurs vives animent les carrefours.

Les gens nous saluent. Certains enfants bloquent la voie en quête d’argent, de façon parfois agressive. 

Nous faisons une pause pique-nique à l’ombre d’un grand arbre. Une femme garde ses chèvres à l’ombre d’un arbre. Peu bavarde, elle demande juste de l’eau à Valérie qui est allée la voir.

180km de piste poussiéreuse entravée par de nombreux guets à sec, nous séparent d’Epupa Falls.

Le paysage et le climat arborent des couleurs plus tropicales. Des palmeraies, des cactées et des arbres verdoyants apparaissent entre les montagnes. Il fait 34 degrés.

Nous arrivons à la frontière angolaise à 17h45, épuisés par cette longue route.

Le lodge d’Omagongo est accueillant et confortable. Le restaurant s’ouvre sur le fleuve. Il nous faut encore dealer pour régler quelques problèmes logistiques afin de tous dormir au même endroit, avant de pouvoir enfin nous détendre.

Le climat est clément, les lits douillets, quel plaisir de ne pas gérer de tentes ce soir !

3 réponses

  1. Merci beaucoup de tous vos récits passionnants ainsi que des photos toujours très belles
    nous suivons pas à pas votre itinéraire et vos découvertes superbes
    merci!
    Françoise et Bernard (parents de Samuel)

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